Cheminements


Quand la guerrière rencontre sa fragilité

J’ouvre une page au hasard du « Manuel du Guerrier de la Lumière », de Coelho. Et je tombe sur ces lignes…

« Chaque fois que le guerrier sort son épée de fourreau, il s’en sert. Il peut s’en servir pour ouvrir un chemin, venir en aide à quelqu’un ou éloigner un danger. Mais une épée est capricieuse, et elle n’aime pas que sa lame soit exposée sans raison. »

Et je réalise qu’elle est là, encore, dans ma main, cette foutue épée…

Quand la guerrière rencontre sa fragilité dans Humeurs 29772584

Quand on est combattant dans l’âme, il est loin d’être évident de déposer les armes. 20 fois, depuis un an, j’ai rengainé l’épée, 20 fois je l’ai ressortie du fourreau… Mon énergie martiale est forte. Certains soirs, elle fait un bond, se réveille, et pousse un rugissement énorme qui résonne dans le silence…Et je me retrouve à mobiliser, presque sans m’en rendre compte, toute l’énergie de la guerrière…

Plus j’avance, et moins j’ai envie de ça. Plus je rengaine…et plus l’énergie revient.

Il y a quelques mois, devant ce constat, je me serai sentie abattue, et j’aurais culpabilisé. Sauf que depuis, j’ai appris que cette énergie est une partie de moi…et que je n’ai ni à en avoir peur, ni à lui céder toute la place…C’est à moi de décider ce que je veux faire émerger. Et aujourd’hui, une autre part à besoin de prendre sa place…Une autre femme. J’ignore encore quel nom lui donner. Je sens seulement qu’elle n’a pas besoin d’épée pour avancer, qu’elle s’appuie sur la douceur, la paix, et une profondeur dans le regard aussi.

Cette part de moi, qui s’avance, est fragile. Mais je l’aime déjà… Cette fragilité est mon Yin dans toute sa force, mon féminin. Elle est passivité, retrait, observation, détente, calme, respiration… Elle est ce pan de moi que je fuis depuis toujours.

Ce matin, je me dis que je rengaine une nouvelle fois mon épée. Et que j’ouvre les bras à ma fragilité de femme. Je sais que la guerrière veillera toujours…je sais que je peux librement m’adosser à elle pour m’ouvrir à ce féminin qui m’expose, me met à nu, et me rend vulnérable. Du mois…en apparence…

Ce vers quoi je chemine, est une rencontre entre ces deux pôles : celui de la guerrière et celui de la Féminité fragile. La lame du tarot de Marseille qui correspond au résultat est celle de la Force, lame où une femme tient ouverte la gueule d’un lion, sans effort apparent…

29908698 dans Humeurs

Pour avoir fait quelques courtes incursions en territoire de la Force, je sais une chose : un guerrier qui mobilise sa seule puissance guerrière se fera toujours stopper net par la Force, qui ne s’appuie pas uniquement sur l’épée, le bouclier, et toutes les protections, mais au contraire, prend appui sur le socle en soi qui est inaltérable. Nous avons tous en nous une part immortelle, que rien ni personne jamais ne pourra détruire…Cette petite flamme d’âme, au centre de notre être est notre meilleur atout pour explorer la Force et reprendre contact avec notre fragilité d’être humain.

Lilouhane


Frôler le bug…et traverser

Envie de neuf. Pousser les nuages, souffler sur le brouillard, faire peau neuve.

Voilà quelques mois que la mue s’opère, déjà, et je sens monter, lentement, un appel. Une voix, douce et féminine, envahie tout l’espace. Une voix scintillante, comme le piqueté de l’étoile mage, là-haut, dans la nuit d’encre. Une douceur floue rôde alentour. Je la sais omni-présente. Elle épouse discrètement mes pas dans la neige, flotte en douce autour de mes épaules. Cette écharpe douce, protection de chaleur, est attente. Elle est là, sans s’imposer, elle ne fait qu’attendre. Juste attendre.

 Elle est mon futur, cet habit d’autre chose qui se couve dans les coulisses de ma vie.

Dans le silence de ce début d’après-midi, après mon éveil nocturne, je suis bien. Juste bien. Entre mes pas de marcheuse sur les terres gelées du bord du torrent, et le soleil qui joue entre ombre et glace, éblouit puis se découpe autour des sommets tout là-haut se noue une belle complicité dans l’instant. Je suis ici, comme lavée de ces hiers mordants et un peu plus oublieuse de mes si terribles demains. Petite âme programmeuse cherche bouton « reset » pour couper les circuits rongeurs de mon temps et de mon énergie…

Sourire. A croire que j’ai toujours été ainsi. Oiseau de mauvais augure voudrait déprogrammer habitudes dommageables…

J’aimerais, une nouvelle année en forme de Paix majuscule. Une année pas farouche – comme je les aime – mais teintée de douceur et portée sous l’aile de la chance aussi. J’aimerais me lover dans le faire, pour lâcher un peu plus les « pourquoi » et « pourquoi pas » et « pourquoi donc » et « comment ça », et « patati et patata »… Soupir !

Oui, j’aimerais.

J’aimerais une année sereine, concentrée, douce. J’ai déjà préparé mon habit de courage, celui avec la doublure anti-trouille et la capuche « pas froid aux oreilles ». Cela je le sais. Mais il y a tellement de choses que j’ignore, à commencer par savoir où j’en serai dans 6 mois… Il y a un bord de falaise, aigu, pointu et sans appel, là-bas, du côté de mi-juin. Un couperet qu’on appelle « fin de droits ». Un monticule avant le gouffre, qui me ressasse, jour après jour, que je ne ramène pas de salaire…et que cette situation temporaire aura une fin.

Ambivalence. J’arrive maintenant à l’écrire, la frousse s’est bizarrement calmée. Mais la réalité ne change pas…mon regard peut-être si. Je m’étais laissée début 2007 2 ans pour réussir mon atterrisage professionnel dans cette nouvelle région. Je m’étais préparée à tout, un vrai plan de bataille. Et puis, après une année de flou, une seconde est passée, avec des bouts de jobs. 3 emplois, tout de même en 2008. Pas de quoi jubiler, juste trois jobs qui n’ont pas fonctionné. Et puis fin 2008, inespéré, ce chemin qui s’ouvre. Enfin, quelque chose qui m’a fait tendre l’oreille. Voilà. Maintenant je sais où je veux aller, mais durant le temps de la formation, j’ignore comment je vais manger. C’est aussi basique que ça.

Je ne me suis jamais sentie aussi prêt du « bug ». Intellectuellement, plus j’y réfléchis, moins je vois comment faire. La toile de fond teintée de crise, ma conseillère ANPE qui me dit (textuellement et amicalement qui plus est) qu’elle veut bien être une de mes futures clientes et que, aussi, si elle voit passer un job dans les RH, évidemment qu’elle se le garde pour elle… L’idée de trouver un CDI (enfin !!) me fait désormais frémir parce que cela compliquerait la poursuite de ma formation… Les solutions tierces seront donc de mise. Toutes ces options précaires du type CDD de 3 mois, interim, missions courtes… Un an. J’ai un an à tenir la barre dans ce flot d’incertitudes. De juin 2009 à juin 2010, date où je pourrai m’installer officiellement en libéral. Un an à deux avec potentiellement un seul salaire.

C’est peut-être con, mais à l’heure où mes voisines de pallier, des p’tites mamies bénévoles de tout poil me parlent de la recrudescence des dossiers aux restos du coeur… ces histoires d’argent ont vite fait de me bouffer mes nuits, mon courage et de m’enterrer vivante dans la forêt de mes peurs les plus insondables.

Je suis là, suspendue au-dessus de ce vide.

Et je regarde ma peur. Dense et noire.

Et dans le silence sourd et prégnant des montagnes, dans le rien-faire de ces heures intermittentes de fin d’année, voilà que ma peur devient peu à peu une étrangère. Tout ceci est trop lourd à porter, beaucoup trop lourd. Alors, inévitablement, le sac craque et son contenu s’effondre dans l’abîme sous mes pieds. Et ma peur tombe en une pluie fine de sels noirs, cendre de mes terres brûlées intérieures. Et l’absurdité de ma situation balaye tout à coup toute logique.

Subitement, j’ai plus la force d’avoir peur. Le raz-de-marée se fait tsunami. Il rase les échaffaudages précaires de mes constructions mentales. Et laisse un espace dévasté mais vierge de toute peur.

J’en suis là.

Debout devant cette année qui se présente, je suis bien incapable de nommer même ce que je ressens. Il y a comme un grand vide en dedans. Et cet appel très doux et bienveillant qui me dit « aies confiance ». Je n’entends rien, je suis juste présente à la terre sous mes pieds. Je sens le relief du sol, ses aspérités gravilloneuses et sableuses. Je me sens emplie d’un grand rien. C’est comme si tout s’était cassé la gueule.

J’en suis là.

Prête pour le premier pas. Armée d’un seul bâton de marche, car le chemin l’exigera. Mais pas pressée. Non, plus rien ne presse. Tout se joue ici et maintenant. Demain n’a aucun intérêt, c’est dans le présent que se trouve concentrées mes ressources. Et aujourd’hui, je me sens vivante. Debout, et vivante. Vivante.

Lilouhane

 


l’action

l'action dans Tirez une carte ! transf058Doing

Fais confiance en Allah, mais attache d’abord ton chameau

Cela se passe chaque jour; vous auriez pu faire quelque chose mais vous ne l’avez pas fait et vous prenez l’excuse que si Dieu le veut vraiment, il le fera de toute façon. Ou bien vous faites quelque chose et vous attendez le résultat, vous attendez et le résultat ne vient jamais. Alors vous êtes fâché comme si l’on vous avait trompé, comme si Dieu vous avait trahi, comme s’il était contre vous, partial, plein de préjugés, injuste.. alors les griefs se lèvent, alors la confiance manque.
 

L’être religieux est celui qui continue à faire ce qui est humainement possible mais sans créer de tension autour de cela. Parce que nous sommes très, très petits, de minuscules atomes dans l’univers, les choses sont très compliquées. Rien ne dépend directement de mes actes, des milliers d’énergies s’entrecroisent et c’est la somme des énergies qui décidera du résultat. Comment pourrais-je décider du résultat ?
 

Mais si je ne fais rien alors les choses peuvent ne jamais être les mêmes; je « dois » faire et je dois aussi apprendre à ne rien attendre. Alors le « faire » devient une sorte de prière, sans aucun désir de résultat, alors la frustration n’existe plus.
 

La confiance vous aidera à ne pas être frustré et attacher le chameau vous aidera à rester vivant, intensément vivant.

Cette parabole soufi veut créer l’homme du troisième type, l’homme véritable, celui qui sait ce qu’il faut faire et qui sait aussi ne pas faire; qui peut être un homme d’action lorsque c’est nécessaire, qui peut dire « oui ! » et qui peut être passif lorsqu’il le faut et dire « non ». Qui est totalement éveillé le jour et profondément endormi la nuit; qui sait comment inspirer et qui sait comment expirer, qui connaît l’équilibre de la vie.

« Fais confiance à Allah, mais attache d’abord ton chameau ».

Cette phrase est tirée d’une petite histoire. Un maître voyageait avec un de ses disciples et ce dernier était chargé de prendre soin du chameau. Ils arrivèrent à la nuit, fatigués, dans un caravansérail. Le devoir du disciple était d’attacher le chameau mais il ne s’en soucia pas et le laissa dehors. À la place il pria simplement Dieu en disant: « Prends soin du chameau »; puis il s’endormit.

Au matin le chameau n’était plus là, volé ou enfui, ou quoi que ce soit d’autre. Le maître lui demanda: « Qu’est-il arrivé au chameau ? Où est-il passé ? »

« Je ne sais pas » répondit le disciple « Demandez à Dieu, car moi j’avais demandé à Allah de prendre soin du chameau, j’étais si fatigué, je ne sais pas ce qui s’est passé et je ne suis non plus pas responsable car je le lui avais dit très clairement, l’on ne pouvait pas se tromper. En fait je ne le lui ai pas dit une fois mais trois ! Et puis vous m’avez toujours enseigné: « Aie confiance en Allah » donc j’ai fait confiance. Ne me regardez pas maintenant avec colère ».

« Fais confiance à Allah ! » dit le maître « mais d’abord attache ton chameau, parce qu’Allah n’a pas d’autres mains que les tiennes. S’il veut attacher le chameau il doit se servir des mains de quelqu’un; il n’en a pas d’autres et c’est votre chameau ! La meilleure façon, la plus simple et la plus rapide est d’utiliser vos mains. Fais confiance à Allah, ne fais pas seulement confiance à tes mains sinon ça créera de la tension. Attache ton chameau et ensuite fais confiance à Allah ».

Vous poserez la question: « Alors pourquoi faire confiance à Allah si vous avez attaché le chameau ? » Parce qu’on peut voler un chameau attaché ! Faites tout ce que vous pouvez; le résultat n’est pas certain, le résultat n’est pas garanti. Faites ce que vous pouvez, puis, quoiqu’il arrive, acceptez-le.

C’est ce que signifie « attacher le chameau »; faites votre possible, n’esquivez pas votre responsabilité, puis, si rien ne se passe ou si quelque chose va de travers, alors seulement faites confiance à Allah… Il sait mieux que vous. Peut-être est-il préférable pour vous de voyager sans chameau. C’est très facile de faire confiance à Allah et d’être paresseux. C’est très facile de ne pas faire confiance à Allah et d’être un être entreprenant. Être le troisième type d’homme est difficile. Faire confiance à Allah et pourtant rester actif et n’être plus alors qu’un instrument… Dieu est le véritable acteur et vous n’êtes qu’un outil entre ses mains.

Source : www.osho.com, tarot de la transformation

Lilouhane


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